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11.9

Activités privées sur Internet

Internet et les réseaux sociaux offrent de bonnes possibilités de se présenter et de présenter son travail à un large public et d’interagir avec les utilisateur.trices. Celui ou celle qui, en tant que collaborateur.trice SSR, évolue sur les plateformes numériques s’expose inévitablement, car l’activité privée et l’activité professionnelle se mélangent dans la perception des autres utilisateur.trices. Le nombre de followers ou le caractère privé d’un compte ne jouent aucun rôle. Si des collaborateur.trices exerçant une activité journalistique donnent l’impression, par leurs posts, d’être partiaux.ales sur un sujet, il.elles suscitent des doutes quant à l’indépendance de la couverture de la SSR et mettent ainsi en danger l’indépendance journalistique de l’entreprise.

Selon leur fonction à la SSR (deux cercles, voir ci-dessous), les collaborateur.trices et les cadres sont soumis.es à un devoir de diligence accru dans le cadre de leurs activités dans l’espace numérique. Les questions suivantes doivent être prises en considération: qu’est-ce qui est l’expression de ma personnalité? Qu’est-ce qui me rend dépendant.e ou vulnérable? Où mon enthousiasme personnel s’arrête-t-il pour se transformer en activité publicitaire, voire en une prise de parti? Quand fais-je partie d’une campagne idéologique?

A la SSR, quiconque a une influence sur l’offre journalistique garde une distance critique. Les principes journalistiques de la SSR s’appliquent également aux activités privées sur les réseaux sociaux. Cela vaut en particulier pour tous les groupements dont les revendications ont un contenu politique, économique ou sociétal essentiel. En particulier, les recommandations de vote ne sont pas autorisées.

La plus grande retenue est de mise dans son propre domaine journalistique, qu’il s’agisse d’information, de culture, de sport ou de divertissement.

Plus les collaborateur.trices marquent de leur empreinte l’offre journalistique de la SSR, plus les principes décrits s’appliquent explicitement.

Nous distinguons donc deux cercles de collaborateur.trices.

Cercle 1 – collaborateur.trices et cadres ayant une influence, sous quelque forme que ce soit, sur le contenu, la conception et/ou la présentation de l’offre journalistique de la SSR. Cette catégorie inclut également la totalité des collaborateur.trices et des cadres qui représentent l’entreprise en public, en particulier les membres du Comité de direction et les porte-parole de l’entreprise.

Cercle 2 – tou.tes les autres collaborateur.trices et cadres n’ayant aucune influence sur l’offre journalistique de la SSR et qui ne sont pas perçu.es par le public comme des personnes représentant l’entreprise.

Pour le cercle 1, les principes et restrictions susmentionnés concernant les activités privées sur Internet s’appliquent intégralement.
En principe, ces restrictions ne s’appliquent pas au cercle 2. Les collaborateur.trices SSR savent toutefois qu’il.elles sont perçu.es comme faisant partie de l’entreprise et que leurs activités peuvent donc lui être associées. Il.elles sont conscient.es de l’importance de l’indépendance journalistique et peuvent se baser volontairement sur les principes de rigueur et de distance critique formulés ci-dessus.

V1.1 01.10.2026