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Index

5.1

Représentations de la violence en général

Il découle souvent des images et des documents sonores troublants de la guerre, de la terreur et de la violence, mais aussi des accidents et des catastrophes naturelles. Lors du choix et de la présentation de telles prises de vue/enregistrements sonores, nous nous basons sur les principes suivants:

Il ne nous appartient pas de fournir une image enjolivée de la réalité. Il faut que les événements choquants puissent choquer. Une présentation réaliste est souvent nécessaire pour rendre justice à un fait. Parfois, ces prises de vue/enregistrements sonores n’ont pas seulement une valeur d’information, mais aussi un caractère documentaire, et ils sont à ce titre importants.

Mais les événements pour lesquels des enregistrements d’actes de violence sont publiés nécessitent un examen de pertinence minutieux.

Dans toutes les représentations de la violence, nous veillons à respecter la dignité des victimes et de leurs proches. Les images et les sons ne doivent pas être utilisés pour faire du sensationnel, et les dispositions légales doivent également être observées (p. ex. art. 135 CP et art 4, al. 1 LRTV).

De même, les images de scènes de violence ne doivent pas être montrées plus longtemps que nécessaire. Nous faisons preuve de la plus grande retenue en ce qui concerne les images dérangeantes. Nous ne montrons pas de personnes mourantes ni de visages identifiables de personnes décédées. Les scènes de violence ne sont pas répétées.

Pour les cas controversés pouvant être interprétés de différentes façons au plan politique, il peut cependant s’avérer nécessaire de montrer un acte de violence dans son intégralité. P. ex. une vidéo à l’authenticité vérifiée publiée dans les médias sociaux montrant des émeutes ou une intervention policière engendrant de la violence. C’est la seule façon de permettre au public de se forger sa propre opinion. Dans ce genre de cas, la publication doit se faire en concertation avec la rédaction en chef. 

En outre, la SSR est légalement tenue de protéger les enfants et les jeunes (voir l’art. 5 LRTV). Il convient donc d’apporter un soin particulier aux offres destinées aux enfants et aux jeunes.

En cas d’images choquantes, les utilisateur.trices doivent être averti.es par des mesures appropriées telles qu’un bandeau de texte, une introduction ou un avertissement quant au contenu.

Le.la supérieur.e hiérarchique doit être consulté.e en cas de représentation de violence aggravée ou de brutalité.

La représentation de la violence, tout comme d’autres contenus potentiellement problématiques – sexualité, consommation de drogue ou comportements autodestructeurs – peuvent aussi survenir dans le cadre de formats de fiction, comme des films ou des séries, ainsi que dans des reportages et des documentaires. Ces contenus sont évalués conformément à la loi fédérale sur la protection des mineurs dans les secteurs du film et du jeu vidéo LPMFJ et aux lignes directrices de la branche.

Les contenus sont saisis par les rédactions compétentes et les responsables de la protection de la jeunesse des unités régionales.

Un âge minimum est publié dans les informations sur le format. Il influence son placement dans le programme ainsi que, le cas échéant, l’utilisation sur les plateformes à la demande.

V1.1 01.10.2026